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Les femmes en 2007..

 
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Don



Fri Jan 26, 2007 9:17 pm   Les femmes en 2007..  

Un phénomène social incontestable : les femmes avec un niveau d’éducation élevé et appartenant à une certaine classe socioprofessionnelle sont de moins en moins disposées à prendre un époux ou un conjoint juste pour ne plus être seules. “Nous n’avons aucun problème avec l’institution du mariage. Le problème, c’est de trouver la personne qui convient”, confirme d’emblée Zia, conseillère légale, âgée de 28 ans. “Je ne me marierai pas aussi longtemps que je ne sens pas le besoin de fonder une famille”, déclare Clara, 25 ans, traductrice de profession et qui vit déjà avec son conjoint. “Le problème vient aussi du fait que les hommes n’aiment pas ces femmes qui osent s’exprimer”, lance enfin Roshni, avocate divorcée.
Comme l’attestent les péripéties de Sharmila, enseignante de 29 ans. Depuis quelque temps déjà, Sharmila, et pas seulement sous la pression familiale, se disait qu’il était temps pour elle de se trouver un “mari”. On a commencé à chercher au sein du cercle familial. En vain. On a poursuivi la quête parmi “les Mauriciens”. En vain. Sharmila a fini par prendre l’avion en espérant trouver l’oiseau rare en Inde et dans d’autres pays. Toujours en vain. Ce qu’elle recherche prioritairement chez son éventuel partenaire, c’est une compatibilité de caractère. Critère que de nombreuses femmes appliquent dans leur recherche d’un époux. Mais critère difficile à satisfaire, comme le démontre le recensement 1990-2000 du Central Statistics Office : le nombre de femmes célibataires âgées entre 15 ans et 24 ans a subi une hausse. De même, les femmes avec un certain niveau d’éducation tendent à avoir moins d’enfants : 1,62 pour celles avec un niveau primaire ou inférieur, 1,31 pour celles avec un niveau secondaire et 0,88 pour celles avec un niveau d’études supérieures.
Qu’est-ce qui explique que les femmes contemporaines soient devenues aussi exigeantes ? Les raisons sont multiples. “Auparavant, il y avait cette angoisse de ne pas trouver un mari à un certain âge. Des femmes finissaient par prendre le moindre mal en fin de compte. Les choses ont désormais évolué. La femme travaille, est financièrement indépendante, a un plan de carrière, des aspirations et des ambitions et surtout l’époque de la femme-poupette, c’est fini”, tonne Zia.

Dans le même souffle, Clara fait remarquer que nombre de ces femmes ont fait des études à l’étranger et qu’une fois rentrée à Maurice, le vécu et la mentalité de certains hommes mauriciens ne leur ont pas plu. “Ces femmes qui reviennent sont bonnes pour que les hommes sortent avec mais pas assez bonnes pour devenir des épouses”, dira Clara. “Ce sont des femmes qui ont déjà vécu certaines expériences amoureuses et sexuelles. Donc, elles savent ce qu’elles veulent et les hommes qu’elles rencontrent ne correspondent pas aux profils qu’elles dressent”, surenchérit-elle. Ces femmes, dont elle parle, sont également conscientes d’être victimes d’une certaine perception.Ces jeunes femmes récusent cependant l’étiquette de libertaire et encore moins celle d’être de femmes faciles. Au contraire, elles affirment, avec force, qu’elles vivent selon des règles et des valeurs. Pour Zia, la principale qualité qu’elle recherche chez un homme, c’est la fidélité. “Travailler et s’amuser, ce n’est pas faire preuve de mœurs légères. S’il faut subir certains préjugés, tant pis ! Mais on refuse de reproduire le schéma : mari, enfants et sacrifice de soi”, lance-t-elle dans le même souffle.

Et combien de temps Zia tiendra-t-elle ainsi ? Réponse de notre interlocutrice : “Si je dois me marier à 40 ans et qu’il se trouve que je ne peux plus avoir d’enfant, j’en adopterais un. Les priorités ont changé.” Les mentalités aussi ont changé. Les femmes repoussent l’âge du mariage et celui de concevoir des enfants.

Il y a d’autres raisons pratiques et sociologiques qui expliquent la difficulté de ces femmes à trouver un conjoint. “C’est un fait qu’on fréquente à peu près le même cercle de personnes. Il y a un certain cloisonnement. Lorsqu’on sort, à certains endroits on est assuré de rencontrer les mêmes têtes. J’ai une amie d’une certaine communauté qui m’a raconté que chaque membre invite une personne hors du groupe afin de pouvoir rencontrer des personnes d’autres milieux et d’autres classes sociales, voire d’autres communautés”, raconte Clara.

Sur la question de classe sociale, Zia fait remarquer que la tendance consiste toujours à fréquenter des gens de sa propre classe sociale et à aspirer à une classe supérieure. Cela finit par limiter le champ des possibilités et, de surcroît, ces femmes qui sortent ne sont pas poussées au mariage à la vue du modèle de comportement que proposeraient de nombreux hommes. “Comme les femmes d’aujourd’hui sortent beaucoup, elles voient bien comment des maris trompent leurs épouses. Elles deviennent forcément plus méfiantes”, fait ressortir à cet effet Zia.

Pour Clélia, 32 ans et cadre dans une firme de la capitale, il est important de pouvoir gérer le regard des autres. “Vous tenez le coup aussi longtemps que vous n’avez pas de parents qui sont constamment après vous pour que vous vous trouviez un mari. Ce qui explique aussi que certaines, succombant à la pression, finissent par devenir des adeptes des sites comme shadi.com. D’autres finalement se laissent convaincre de remettre leur sort entre les mains d’une agua. C’est un fait qu’aujourd’hui, les mariages arrangés sont revenus à la mode”, constate Clélia.

Poursuivant sa réflexion, Clélia se félicite que la société mauricienne ait quelque peu évolué dans sa représentation de la femme. “Il n’est plus autant question de virginité de la femme comme condition préalable au mariage. D’un autre côté, la question du partage des tâches ne pose plus autant problème. Enfin, les maris acceptent de plus en plus l’idée que les épouses peuvent sortir et s’amuser et, parfois, même sans eux”, conclut-elle.
 
Aniisah



Sat Feb 03, 2007 1:08 am   :)  

Wow! I'm loving this article :P Thanks for posting this....

What I agree most with, as a female( i wont say girl or woman...i havent decided yet... ;)...m 20...so decide urslf) in the Mauritian Society is that there are parents who "force" their daughter to marry, just because it is time!!! bah!!! Why cant these parents respect their child's choice? ppfftt....enfin!

Personally, I'll have a LOVE marriage... :oops: that or nothing!!! I dont believe in the fact tht love marriages do not succeed!! Mine will :) Insha-Allah :oops: :oops: :oops:

I just hope that Mauritian women do not forget their culture and values in their accent in this society...
else, we will be just copies of european and american women....m not saying that there is somethg wrong with these women...but they are who they are...and we are who we are....

Rise yes, but Rise Well....
 
 
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